Délicatesse D'une Momie, Aime Césaire
Poèmes

Délicatesse D'une Momie

par Aime Césaire

Aimé Césaire

J'ai embaumé ma tête coupée dans une peau très mince dont il faudrait calculer le pouvoir d'absorption vers ? fil ? des langes ? à l'autre bout banquises ou anges
Regarde je suis si lisse qu'on croirait qu'on ne m'a jamais regardé

certes j'ai échappé aux chiens, est-ce pour rien il y a les sirènes qui sonnent l'appel des villes les hommes qui n'attendent pas les sapeurs du néant et les prêtres
interdits qui tout bas rient
Astrologues

toutes vos mesures sont dans ma démesure en coudées pyramidales en capacité de pleurer de respirer et la caverne que la lourdeur de mes pas dessine est toujours face à toute
étoile polaire
Pas d'adieu (hispide est ma langue) un grand oiseau est à mon chevet assis il a daigné me renverser la phrase et l'horrible festin tout loin mon geste bien arrimé minute laps de
parallaxe

la terre comme un bloc de glace en urine se disloque et de l'innocente dérive de son écho alimente un béryl



Poème publié et mis à jour le: 13 novembre 2012

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