Poèmes

De l'obscurité naît l'aube

par Myriam Maltais

Songe,
Terre prospère aux hommes de grands talents;
Hélas! Tu es délirant, dans l’œil de l'insouciant.
Pauvre richesse, en vain nous désassemble;
Comme la tourmente ivre d'un hiver qui tremble.

Ô clairvoyance, chante-nous la lune !
Navigue la ritournelle dans nos cœurs infortunes.
Ton souvenir prophétique drapé d'une blancheur,
Telles les forêts échancrées, qui sèvent, s'écorcent et meurent.

D'amours printaniers ; dégivrent nos nuits
La mémoire courte oublie, cette douce mélancolie.
Seuls, la froidure réchauffe nos lits de dentelle;
Car, intouchable restera-t-elle ; la femme prunelle.

Ci-gît, terrés, les yeux cernés sous un cœur désireux ;
Désormais, ne comptent plus les étoiles parmi les cieux.
Jeune savant, par cœur se rappellent les constellations,
Et pourtant sous la déprime, rêvent au chaud de leur maison.

Rêve brisé, rêve mesquin,
Las, quand dormiras-tu enfin ?



Poème publié et mis à jour le: 03 avril 2018

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