Poèmes

Cite de la Muette

par Nicolas Grenier

Dans les murs de la cité de la Muette,
Des Français, des Juifs, des foules honnêtes.

Les uns rêvent de lointains paysages,
Les autres traînent devant le grillage.

Dans les bras, des enfants à l’agonie.
Les corps faméliques meurent d’ennui.

Au-delà du mur, la fraternité,
L’hiver, l’été, la vie, la liberté.

À la lumière d’un mirador,
Un cortège d’hommes à demi-morts.

L’étoile jaune greffée dans le cœur,
Ils s’éclipsent ni vaincu ni vainqueur.

Nuit et jour, sous les cieux sang et or,
Les convois roulent jusqu’à Sobibor.

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