A Mort, Henri Michaux
Poèmes

A Mort

par Henri Michaux

Henri Michaux

Terribo la terribline.

Vinmur se cache et se reprend.

L'autre cède et se débranche, puis revient en crochet.

Et gnou, et glou et grouwouwou.

Poitrines, bras, jambes, et crânes, nez et dents.

Les voici qui débouchent dans la lutte.

Et houh!
Wouh!
Houwouwouh!

Cependant se détache le sang;

Se détachent petit à petit les sentiments,

La vie aussi,

Et se détachent enfin deux cadavres sur le chemin trempé,

Par un jour de grande pluie, en septembre.



Poème publié et mis à jour le: 14 novembre 2012

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