A François Coppée, Paul Verlaine
Poèmes

A François Coppée

par Paul Verlaine

Paul Verlaine

Les passages
Choiseul aux odeurs de jadis.
Oranges, parchemins rares, — et les gantières !
Et nos « débuts ' ». et nos verves primesautières,
De ce
Soixante-sept à ce
Soixante-dix.

Où sont-ils?
Mais où sont aussi les tout petits Événements et les catastrophes altières, ,
Et le temps où
Sarcey signait
S. de
Suttières,
N'étant encore pas mort de la mort d'Athys ?

Or vous, mon cher
Coppée, au sein du bon
Lemerre
Comme au sein d"Abraham les justes d'autrefois,
Vous goûtez l'immortalité sur des pavois.

Moi, ma gloire n'est qu'une humble absinthe éphémère

Prise en catimini, crainte des trahisons,

Et si je n'en bois pas plus c'est pour des raisons.



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

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