A Fernand Crance, Paul Verlaine
Poèmes

A Fernand Crance

par Paul Verlaine

Paul Verlaine

L'enfant avait reçu deux bons yeux dans la tête,

Quelque chose de dur et de doux à la fois,

Puis il avait encore hérité d'une voix

Où le commandement se mêlait à la fête

Cordiale qu'on a de craindre sa maman

Si peu, mais trop parfois, on dirait une douche !

Donc ce moutard était, dans son charme, farouche

Si peu qu'il en était unique, croyez-m'en.

Et j'ai fait ce sonnet qui n'est pas régulier

Pour, quand il sera grand, que le cher enfant m'aime

Et surtout que sa mère, en attendant de même

Qu'il grandisse, ait pour moi, le vieil irrégulier,

Tels sentiments d'amitié franche et forte, même !


Et que vive l'enfant, pour ne pas l'oublier !



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

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