A Eugène Carrière, Paul Verlaine
Poèmes

A Eugène Carrière

par Paul Verlaine

A travers ma blague voyoute,
Et le dur flux des mots atroces,
Tandis que voyageaient vos brosses
Sur la toile que l'art velouté

Insensiblement par la route —
On eût dit — des écoliers rosses.
S'évoquaient un front plein de bosses
Où celle du crime n'est toute.

Et de petits yeux de malice
Luisant pourtant sous l'arc mal lisse
De sourcils que leur ligne rate,

Luisant comme mouillés de comme

Des pleurs, vrais au fond, d'un bonhomme

Un peu jadis et mal
Socrate.



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

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