A Emile le Brun, Paul Verlaine
Poèmes

A Emile le Brun

par Paul Verlaine

Paul Verlaine

Dans le gâchis de l'an dernier
Nous fûmes, — osons le nier —
Vous, parlementaire, qu'atroce !
Moi, boulangiste, ô si féroce !

Or, ne pouvant rouler carrosse.
L'un et l'autre enfourchant sa rosse.
Inutile de le nier.
Chacun arriva bon dernier.

Mais qu'importe la politique.
Puisque ferme et même pratique,
L'affection chassa l'assaut ?

Malgré ces « convictions » denses,

Ami des fortes confidences.

Vous en vouloir, moi ?
Quelque sot !



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

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