A Célimène, Paul Verlaine
Poèmes

A Célimène

par Paul Verlaine

Paul Verlaine

Bon, encore une trahison !
Quand serons-nous à la millième ? Ça vaudra mieux " que de raison !

J'aime en toi ce trésor sans fin
D'amour en dehors l'un de l'autre
Et j'approuve ta belle faim.

Je ne comprends guère
Strindberg


Un nom qu'à grand-peine on prononce

De titre froid, tel un
Spitzberg.

Plus tu nous auras tous faits tels
Que tu le veux, j'espère, chère.
Qu'alors, sur nos fronts immortels

Pousseront aux prés, dans les bois,
Partout, autant de cornes belles
Que ton cœur a de beaux émois.

Et ce te sera sous le ciel,
Témoin de l'auguste mystère,
Quel hommage torrentiel

De tous les cocus de la terre !



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

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