A Catulle Mendês, Paul Verlaine
Poèmes

A Catulle Mendês

par Paul Verlaine

Paul Verlaine

Vous avez magnifiquement vengé la
Muse
D'un blasphème trop bête en son impiété : «
Baudelaire, grand cœur douloureux », a dicté
Votre vers châtiant tel pédant qui s'amuse '.' '

«
Notre cher
Baudelaire ! » ah, qu'il fut bien jeté
Ce cri de notre cœur à la face camuse
D'une ignorance qui s'en croit, mais qui s'abuse.
Et d'un muflisme aggravément prémédité !

Oui, faisons respecter de la foule et du cuistre
Nos aînés au tombeau qu'insulte un cri sinistre :
Corbeaux au lourd vol noir, belettes au corps tors.

Et consolons d'un beau courroux qui berce et flatte

D'un bruit encor de gloire en cette fosse ingrate

Qui ne sait plus leur nom, les morts, les pauvres morts



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

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