Vulgaire Chanson d’Amant, Flavien Ranaivo
Poèmes

Vulgaire Chanson d’Amant

par Flavien Ranaivo

Ne m'aimez pas, ma parente,
comme votre ombre
car l'ombre au soir s'évanouit
et je dois vous garder
jusqu'au chant du coq;
ni comme le piment
qui donne chaud au ventre
car ne pourrais alors
en prendre à ma faim;
ni comme l'oreiller,
car on serait ensemble aux heures du sommeil
mais on ne se verrait guère le jour;
ni comme le riz,
car sitôt avalé vous n'y penseriez plus;
ni comme les douces paroles
car elles s'évaporent;
ni comme le miel,
bien doux mais trop commun.
Aimez-moi comme un beau rêve,
votre vie la nuit,
mon espoir le jour,
comme une pièce d'argent,
sur terre ne m'en sépare,
et pour le grand voyage
fidèle compagne;
comme la calebasse,
intacte sert à puiser l'eau,
en morceaux, chevalets pour valiha.



Poème publié et mis à jour le: 24 juin 2019

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