Viviane, Jean Lorrain
Poèmes

Viviane

par Jean Lorrain

Linus aux bois de Crète errant parmi les branches
Voyait fuir et tourner de vagues formes blanches
Qui riaient ; et des pieds nus, dansant sur le thym

Et la menthe sauvage, égaraient Théocrite
En Sicile. En Bretagne, au temps d’un roi lointain,
Viviane, en riant de son rire argentin,
Pour captiver un mage évoquait un vieux rite ;

Un charme Assyriaque aux savants nombres d’or,
Et svelte, demi-nue et d’iris bleus coiffée,
Les bras cerclés d’argent, dansait, lascive fée,
Sur le rythme endormant des prêtresses d’Endor.

En vain pour l’éveiller Arthur sonna du cor,
Le vieux barde oublié dort dans Broceliande
Et les harpeurs gallois ont gardé la légende.



Poème publié et mis à jour le: 29 juin 2019

Lettre d'Informations

Abonnez-vous à notre lettre d'information mensuelle pour être tenu au courant de l'actualité de Poemes.co chaque début de mois.

Nous Suivre sur

Retour au Top