Vers, Charles-Pierre Colardeau
Poèmes

Vers

par Charles-Pierre Colardeau

Comme un éclair, naît et meurt le plaisir :

Son feu follet à peine nous enflamme,

Qu'il s'évapore et détruit le désir.

Je ne sais quoi lui survit dans notre âme :

C'est un repos voluptueux, charmant,

C'est le bonheur goûté dans le silence ;

C'est des esprits un doux recueillement :

Après les sens, c'est l'âme en jouissance.

Considérez cette jeune beauté :

L'œil entrouvert, la bouche demi-close,

Rêveuse au sein de la tranquillité :

Dormirait-elle? oh, non! elle repose :

Paisiblement son cœur est agité,

Il est ému ; devinez-en la cause.

Combien de cœurs ont ainsi palpité!

Figurez-vous, pour mieux peindre la chose,

L'amour tranquille, après l'activité

D'un plaisir vif, nouvellement goûté,

Se reposant sur des feuilles de rose :

Ce repos-là se nomme volupté.

L'art du ciseau, dans ce marbre, en expose

Le charme heureux, dans un simple portrait.

Moi, j'ai vu plus ; dire où... comment... je n'ose

Amout le sait ; je l'ai mis du secret.



Poème publié et mis à jour le: 13 novembre 2012

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