Sonnet Xxix, Moïse Amyraut
Poèmes

Sonnet Xxix

par Moïse Amyraut

Quand je repense au péché que je porte
Dedans le cœur de son venin souillé ;
Comme un enfant d'un serpent tortillé
Et ennoùé, la frayeur me transporte.

Et m'est advis que sa maudite escorte,
Ce vieux
Dragon de ruses émaillé,
Pli dessus plis fièrement écaillé
Me va serrant d'une enlaceuse torte.

Mais en mon ame il héberge un penser
Qui la console, et semble qu'il luy die
Ne le crain point, il ne peut t'offenser,

Et l'un et l'autre a le chef ecrazé,
La dent rompue et le dos mibrisé,
Sois en ton
Dieu confidente et hardie.



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

Lettre d'Informations

Abonnez-vous à notre lettre d'information mensuelle pour être tenu au courant de l'actualité de Poemes.co chaque début de mois.

Nous Suivre sur

Retour au Top