Poèmes

Sonnet Féminin

par Renée Vivien

voix a la langueur des lyres lesbiennes,

L’anxiété des chants et des odes saphiques,

Et tu sais le secret d’accablantes musiques,

O ù pleure le soupir d’unions anciennes.

Les
Aèdes fervents et les
Musiciennes

T’enseignèrent l’ampleur des strophes érotiques

Et la gravité des lapidaires distiques.

Jadis tu comtemplas les nudités païennes.

Tu sembles écouter l’écho des harmonies

Mortes ; bleus de ce bleu des clartés infinies,

Tes yeux ont le reflet du ciel de
Mytilène.

Les fleurs ont parfumé tes étranges mains creuses ;

De ton corps monte, ainsi qu’une légère haleine,

La blanche volupté des vierges amoureuses.



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

Lettre d'Informations

Abonnez-vous à notre lettre d'information mensuelle pour être tenu au courant de l'actualité de Poemes.co chaque début de mois.

Nous Suivre sur

Retour au Top