Shatin, Banlieue de Hong-Kong, New Territories. poème de Béatrice Machet-Franke
Poèmes

Shatin, Banlieue de Hong-Kong, New Territories.

par Béatrice Machet-Franke

Par ordre d’apparition : Roethke, Rimbaud, Baudelaire, notre père, Duras, mythologie Apache, Alain Bashung, les cent mille Bouddhas

Today I eat my usual
diet of -gri(e)ves-
un menu
dansé à petits pas cahin-caha
voleté et courants d’air

sans monotonie with bipolarity sans tri dans les langues
sans cri
I cried out my eyes
et ma vie within a body was dying
ratatiné rapetissé
au fur et à mesure de
l’envol pris
to the sun to the sun Ah que j’aille au soleil
et tant pis pour la quille
sans éclat mais soupir my breath in tune
enough to eat there
mon repas quotidien
ni pain ni peine
un embarquement pour s’y taire
et sinuer si oui si non
les berges de l’innocence

et quelle mère
comment reconnaître the changing body the changing woman
between lost and love
LOL ( V stein) et ravie
du transitoire
still to be-born ni mort ni né
the perpetual in the everlasting circle of beginning
quelle mer l’éternité tourne son rond d’
absolu le trajet de solitaire à solidarity
on entend comme oser et tarir même seul
manger
son blanc
dans l’invisible dans l’invincible
du vent terre
mais dénombrer dans les décombres
car je suis plusieurs in all directions
s’ébrouer
les secrets s’é
g
o
u
t
t
e
n
t
l’écoute jusque dans les os siffle whistles ratles son pesant de membres
to what extent to put emphasis on will make you empathize with
et mener le dragon rouge
est-ce le chevaucher
la non-équivalence des mots et pourtant les sons
quand et si bless you vous blesse
I will dream of you te rêverai mon homerizon mon home reason my home rising
mon(t)
t(h)on
son(t)
nos voleurs et nos porteurs
d’encens de torches et d’alarmes fire alarm all fired arm spell it like a fight under noun or nation in arms
name in who
ever switches
a light
a scream une flamme hurle maison maison maison maison….

au feu
pompiers vont

au temple

cendres papillons oiseaux becs rouges longue queue de paradis accompagnent la montée
quelle cohérence qu’aile colle à l’errance
fait briller le chemin de
l’escargot le tracé
envolé évanoui jusqu’au
vertige ça tourbillonne
entre malaise insupportable et plaisir insoutenable ça se dit vie
ça se dit qu’on ne sait pas autrement ce rien
à savoir et que vivre
pour ça rend fou

où mourir de rire
parce que le désespoir ne peut pas écraser tout à fait le beau
et que ça rend fou aussi les germes de beauté partout contaminant
ce qui sans être pur pourrait être
entier
je veux dire ici le plombage
la technique du vitrail
la boursouflure des cicatrices pour assembler et tenir
les morceaux et quoi d’autre sinon
la fusion
en un langage bandage qui me maintient
momie-movie pellicules
des parcelles dont déjà je vois les éclats

cendres-papillons sans oppression alors quelle cohésion puisqu’apostrophe
qu’elle
et les volutes et les fumées de la fantaisie
militaire des statues
et mantras en nuages

pas de fond au garage et paupières clignent
et peaux pierres sourient
sur le chemin lumineux des cent mille Bouddhas


Poème publié et mis à jour le: 13 juillet 2013

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