Poèmes

Printemps

par Paul Verlaine

Paul Verlaine

Tendre, la jeune femme rousse,
Que tant d'innocence émoustille,
Dit à la blonde jeune fille
Ces mots, tout bas, d'une voix douce : «
Sève qui monte et fleur qui pousse,
Ton enfance est une charmille :
Laisse errer mes doigts dans la mousse
Où le bouton de rose brille,

«
Laisse-moi, parmi l'herbe claire.
Boire les gouttes de rosée
Dont la fleur tendre est arrosée, — «
Afin que le plaisir, ma chère,
Illumine ton front candide
Comme l'aube l'azur timide. »



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

Lettre d'Informations

Abonnez-vous à notre lettre d'information mensuelle pour être tenu au courant de l'actualité de Poemes.co chaque début de mois.

Nous Suivre sur

Retour au Top