Poèmes

Poesie

par Cécile Sauvage

Dans la pelouse endormie
Sous l'azur pâle et rêveur,
Les brises en accalmie
Bercent les bouleaux pleureurs.
En ce silence de rêve
Une voix d'oiseau
Seule et divine s'élève
Des bouleaux.
Au jour bas de l'avenue
Lointaine sous les rameaux
Deux formes sont apparues,
Deux corps enlacés et beaux.
La femme blanche, légère
Dans sa souple nudité,
Détourne sur les fougères
Un long regard velouté.
Sa tombante chevelure
Entoure son sein poli
Et, svelte, sa jambe pure,
Dans la marche, sort des plis
De la longue chevelure.
Elle marche avec cadence
Comme la ramure danse ;
Son bras d'un fin mouvement
Sur l'épaule musculeuse
De l'homme allonge, indolent,
Une caresse harmonieuse.
Quel léger ruissellement
De lueur coule des branches
Et vient dorer mollement
La cambrure de la hanche ?
Et l'oiseau chante à demi,
Retenant la mélodie
Dans le murmure assoupi
Des brises en accalmie.
Elle dit d'une âme fière :
Avec ma pâleur lunaire
Dans les bois
Je danse et chante à la fois.
Que la branche me réponde
D'une plainte balancée ;


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