Poème Funèbre poème de Virginie Delahaie
Poèmes

Poème Funèbre

par Virginie Delahaie

La nuit avait froidement revêtu son habit le plus noir
La lune laissait transpercer ses fragments de lumière
Le vent dans sa douce valse faisait voler mes songes
Un parfum de rose noire et de violette embaumait mes rêves

Je m’étais laissée enfermer en ce lieu funèbre
Mon corps imprégné de volupté et de calme
La pluie faisant remonter les effluves de terre
Reste de souvenirs de ces pauvres âmes

Les dernières feuilles gisaient inertes sur le sol
Leur sève s’étant écoulée à travers les caveaux
Seule la mousse accompagnerait les morts
Enveloppant de sa douce robe verdâtre les tombeaux

Allongée sur le sol, j’aperçus l’araignée à travers l’interstice
Ses pattes tissant un somptueux ballet de fil d’argent
Je restai emprisonnée dans mon linceul de lierre grimpant
Et le corps glacé, retombai dans un sommeil infini.


Poème publié et mis à jour le: 15 juillet 2019

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