Ornières, Arthur Rimbaud
Poèmes

Ornières

par Arthur Rimbaud

À droite l'aube d'été éveille les feuilles et les vapeurs et les bruits de ce coin du parc, et les talus de gauche tiennent dans leur ombre violette les mille rapides
ornières de la route humide.
Défilé de féeries.
En effet : des chars chargés d'animaux de bois doré, de mâts et de toiles bariolées, au grand galop de vingt chevaux de cirque tachetés, et les enfants et les hommes
sur leurs bêtes les plus étonnantes : — vingt véhicules, bosses, pavoises et fleuris comme des carrosses anciens ou de contes, pleins d'enfants attifés pour une
pastorale suburbaine. —
Même des cercueils sous leur dais de nuit dressant les panaches d'ébène, filant au trot des grandes juments bleues et noires.



Poème publié et mis à jour le: 13 novembre 2012

Lettre d'Informations

Abonnez-vous à notre lettre d'information mensuelle pour être tenu au courant de l'actualité de Poemes.co chaque début de mois.

Nous Suivre sur

Retour au Top