Poèmes

Ode

par Gilles Durant de la Bergerie

Tandis que la
France est armée,

Et qu'une guerre envenimée

Trouble son repos et le mien :

Le plus beau que je puisse faire,

Pendant que le vent est contraire,

C'est de ne me mêler de rien.

Je laisse rouler la tempête

La foudre passe sur ma tête,

S'il faut mourir, me voilà prêt :

A mon destin je m'abandonne,

Je veux ce que le
Ciel ordonne,

Il faut vouloir ce qu'il lui plaît.

Le soin des affaires publiques

Rend nos esprits mélancoliques.

Binet, allons les rejetant :

Cherchons la paix entre les armes,

Les
Muses ont assez de charmes

Pour nous rendre heureux et contents.


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