Nébuleuses, Paul Verlaine
Poèmes

Nébuleuses

par Paul Verlaine

Paul Verlaine

Papa
Grévy, l'affreux
Ferry persécuteur,
Constans proverbial et
Cazot légendaire '
Même dans ce milieu de conte de
Voltaire
Pour la sottise crasse et la plate laideur ;

Ces chambres, bosse double au dos d'un dromadaire,

Idoines au régime, ineptie, impudeur;

Ces maires, ces préfets, leur argot, leur odeur,

Et
Faire, à lui seul tout l'opprobre militaire ;

Et la file des purs, des barbes, des aïeux,
Juillet,
Février,
Juin, et « ceux » du
Deux
Décembre,
Bonnes jambes, jamais lasses dans l'antichambre ;
Et les jeunes encor plus bêtes que les vieux.
Communards sans
Hébert,
Girondins sans
Charlotte, —
Le tout, un vol de sous dans un bruit de parlotte!



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

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