Poèmes

Les Chambres de la Mer

par Francine Caron

Francine Caron

MER ALCHIMISTE au loin légère
à balancer des paquets de goémons
des fouets de caoutchouc
tandis que l'horizon s'écarte en bleu

Parallèles de sables et de lises
de phare et de silex vers un poumon bercé
Large bonheur d'étreindre les couleurs à peine nées
pas même grises olivine indécises

Gymnase blanc tandis que court un corps à son passé
où des millions de cadavres s'irisent
- bris de coquilles ivresse étale
extase de ses stases -

Où commencent l'eau d'arche
la plage longiligne
quand le soleil résonne en argent pur
en silence de nacre immobile
caméra d'âme qui focalise et prend

Et desquamée déteinte sillonnée
comme une toile de lumière qui ratisse
mémoire de la mer éternisée
temps de secret
ineffaçable

Panorama fervent de stagnes
- Soudain le nuage s'aigrit
sertit d'ombres les boues errantes
et la nuit de la Nuit règne gigogne.



Poème publié et mis à jour le: 31 juillet 2019

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