Les Banlieues, Vincent Muselli
Poèmes

Les Banlieues

par Vincent Muselli

Vieux murs pleins de venin, routes empoisonnées,
Pour ton cœur inquiet c’est ici qu’il fait bon:
Vois s’étendre, au delà des vapeurs du charbon,
Un horizon haineux peuplé de cheminées!

Débris honteux, métaux tordus dans la fureur,
Vont de leur noir cadavre insultant la campagne;
Tout n’est que rouille et lèpre, et seule t’accompagne
D’un sol martyrisé la désertique horreur.

Ah ! laisse les jardins, les fleurs et leurs mensonges,
Ô mon Vérane, et va porter tes libres songes
Jusqu’à ces carrefours de chaos et de mort!

Le soleil égorgé saigne sur les prairies,
Là-bas ; et monte en nous, ivresse et réconfort,
La douce odeur du sang qui vient des boucheries!



Poème publié et mis à jour le: 13 aot 2019

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