Poèmes

AIGLE BLEU

par Martineau Philippe

On ne vit ni archer
ni quelque autre tireur
mais un aigle touché,
perdant de la hauteur.

Affolant le cyprès
– et la pénombre avec –
il se posa si près
que je sentis son bec.

Bien qu’il fût d’une espèce
allergique aux sanglots,
je vis de la détresse
au fond de ses yeux clos.

Sa plaie n’était pas sans
susciter ma douleur,
et perdre autant de sang
témoignait d’un grand cœur.

Je priais de mon mieux
les cieux de ce rapace
pour que ses ailes bleues
à jamais remuassent.

Mais l’oiseau était mort,
et ses ailes, défaites,
ne remuaient encore
qu’au gré de la tempête.

Extrait de: 
POEMES TRADUITS DU SILENCE (http://enmotdiese.free.fr/a_auteurs.htm#martineau_traduitsdusilence)

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