Poèmes

La Princesse Bérénice

par Paul Verlaine

Paul Verlaine

Sa tête fine dans sa main" toute petite.
Elle écoute le chant des cascades * lointaines,
Et, dans la plainte langoureuse des fontaines.
Perçoit comme un écho béni du nomc de
Tite.

Elle a fermé ses yeux divins de clématite

Pour bien leur peindre, au cœur des batailles hautaines d

Son doux héros, le mieux aimant des capitaines,

Et,
Juive, elle se sent au pouvoir d'Aphrodite.

Alors un grand souci la prend d'être amoureuse.
Car dans
Rome une loi bannit, barbare, affreuse,
Du trône impérial toute femme étrangère e.

Et sous le noir chagrin dont sanglote son âme.

Entre les bras de sa servante la plus chère,

La reine, hélas ! défaille et tendrement se pâme



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

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