La Mort, Charles Van Lerberghe
Poèmes

La Mort

par Charles Van Lerberghe

Oh ! que sa main est petite et blanche !
On dirait une fleur qui penche...
Elle repose, elle dort,
Elle a touché la mort,
Elle est vide, et toute légère,
Elle a accompli son sort sur la terre.
Tu peux la prendre, ô Seigneur !
Elle a touché le bonheur...
La lune brille sur son visage,
Et ses yeux sont pleins de nuages.
Sa bouche pose, entrouverte et paisible,
Comme au bord d'une coupe invisible.
On a couché ses longs bandeaux
Comme des blés sous une faulx.
Lentement, sans bruit, sans secousse,
La porte s'ouvre sur la nuit douce...



Poème publié et mis à jour le: 16 novembre 2012

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