La Mort, Jules Verne
Poèmes

La Mort

par Jules Verne

Dans ce pauvre village où la vie est amère,
Le triste champ de mort, à l'aspect maladif,
Vient étaler les pleurs du cyprès et de l'if
A l'âme du passant qui pâlit et se serre !

Là, point de ces tombeaux, au chapiteau plaintif,
Où des riches s'endort la gloire mensongère,
Mais de fragiles croix, indice si naïf
De l'endroit où du pauvre a fini la misère !

A la ville où toujours pétille le plaisir,

Où l'abondance obvie au plus simple désir,

La mort n'est pas ' la fin d'un esclavage !

Mais au triste village, où gît l'accablement,

Oh ! la mort ne saurait venir trop promptement !...

Et pourtant à la ville, on meurt comme au village !



Poème publié et mis à jour le: 14 novembre 2012

Lettre d'Informations

Abonnez-vous à notre lettre d'information mensuelle pour être tenu au courant de l'actualité de Poemes.co chaque début de mois.

Nous Suivre sur

Retour au Top