L’Été Dernier, Michel Houellebecq
Poèmes

L’Été Dernier

par Michel Houellebecq

Vers le Soleil se tend l’effort du végétal ;
Le combat se poursuit et la chaleur augmente ;
la réverbération devient éblouissante ;
Des couches empilées d’air, d’une torpeur égale,
Remuent sournoisement.

J’étais, je vous le jure, dans mon état normal ;
Les fleurs trouaient mes yeux de leur éclat brutal
C’était un accident.

Je revoie maintenant les circonstances exactes.
Nous étions arrêtés près d’une cataracte.
La souple peau des près s’ouvrit, gueule béante ;
La réverbération devint éblouissante ;
Il y avait çà et là des fleurs de digitale ;
Ma sœur et moi marchions sur un tapis nuptial.



Poème publié et mis à jour le: 07 juin 2019

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