Poèmes

Femme des Longs Matins

par Andrée Sodenkamp

Femmes des longs matins, mes belles amoureuses
Dont le nom s'attardait à la bouche des morts
Qui faisiez du malheur une brûlante rose
Et déchiriez le temps entre vos ongles d'or.

Est-ce la
Nonne ardente et que
Juan oublie

Ou dans ses jupons fous, l'innocente
Manon,

Cléopâtre tapie au creux des pierreries

Qui retient son amant, au poing, comme un faucon ?

Voici celle qui vint de la
France en
Ecosse, Éblouie comme l'aigle au soleil des plaisirs,
L'abeille qui foudroie en son plein ciel des noces
Et met le goût du sang aux saveurs du désir.

Nous sommes belles par nos seins levés dans l'ombre
Par nos hanches donnant le merveilleux danger
Et dans l'odeur d'amour ouverte sur vos tombes
Nous régnons sur l'amant qui a les yeux fermés.


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