Été, Paul Verlaine
Poèmes

Été

par Paul Verlaine

Paul Verlaine

Et l'enfant répondit, pâmée
Sous la fourmillante caresse

De sa pantelante maîtresse : «
Je me meurs, ô ma bien-aimée ! » «
Je me meurs ; ta gorge enflammée
Et lourde me soûle et m'oppresse ;
Ta forte chair d'où sort l'ivresse
Est étrangement parfumée ;

«
Elle a, ta chair, le charme sombre

Des maturités estivales, —

Elle en a l'ambre, elle en a l'ombre ;

«
Ta voix tonne dans les rafales.

Et ta chevelure sanglante

Fuit brusquement " dans la nuit lente. »



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

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