Poèmes

Eros (Iii)

par Rainer Maria Rilke

Rainer Maria Rilke

Là, sous la treille, parmi le feuillage
il nous arrive de le deviner :
son front rustique d'enfant sauvage,
et son antique bouche mutilée...
La grappe devant lui devient pesante
et semble fatiguée de sa lourdeur,
un court moment on frôle l'épouvante
de cet heureux été trompeur.
Et son sourire cru, comme il l'infuse



Poème publié et mis à jour le: 14 juin 2019

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