En hauteur ou vertige blanc ... poème de Jacques Ceaux
Poèmes

En hauteur ou vertige blanc ...

par Jacques Ceaux

En hauteur

Un vêtement blanc
ligne, épure
la candeur simple
des montagnes
claires

Sous l'usure
la roche bosselée
une trace végétale
oubli d'un été
passager

Loin la-haut
au bain du ciel
une buée bleue
où transhument
des nuages

Le silence pur,
ses sifflements
quand l'air s'agite
à l'oreille
agacée

Le matin signe
de transparence
une lumière nette
suspendue
à cette heure

Cette heure
vierge et lisse
fille du vent
à peau de cristal
brossée

Comment vivre
tout à la foi
de l'oeil
jusqu'au
tympan
du frisson
à l'extase
les joies d'âme,
ce vertige blanc?
________

Vivantes, encore

C'est le chant rauque
le monde s'effrite
le son des lambeaux
coulant au fond

la lente glissade grise
trace le sang
coule sans fin
au cou du présent

ça dégringole en pluie
de toutes les coutures
ça se dézingue
nos enfants ensevelis

ça étouffe de soif
noyé par le cash
la boulimie animale
bouffer du capital

les bouches crient
et se tendent
comme une torche
de lamentation

pas assez de mots
ni de glaives
ni de poings hauts
faudra bien,

il faudra bien
qu'un jour se lève
du ventre le sursaut
un matin de crève
soir rouge du couteau

________

Un mot d'elle
j'attends un mot d'elle
autrement
comment faire ?

la vie

*
Petit rond d'aile
ni douillet ni d'abeille


Poème publié et mis à jour le: 25 mai 2019

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