Poèmes

Diurnal

par Jacques Ceaux

Maigre victoire du jour

mon mouchoir noué à nouveau

une fleur un soleil piquant la brume primitive

vivre c'est détordre

l'éternelle géhenne du jour passant

forcer l'empilage sensible des peines à vivre

seul m'apaise l'éclat des vitres saillantes

par lesquelles translucides

entre lourdes ruines, je vois mon jardin

****

Petit brandon

vallon battu

à l'averse

un bleu

craché

qui couvre les pas

zébré de fils

électriques

bourdon sec

où prés raz

s'arrachent la veine

feu d'arpenteur

tonitrue par les sentes

fourré à l'explosif

au ruissellement de fin

***

Aux marchés

Aux giries du temps et modernes danses

vos coquilles mots leur vide

prétentieuses niaiseries des marchands

Sous le sable et les cendres du goût

un vertige à la bête sentence

vos élans laids la salive du temps

Dans l'affliction des corps perdus

la détresse l'âme à la honte

vies coïncidentes déliquescentes



Poème publié et mis à jour le: 25 mai 2019

Lettre d'Informations

Abonnez-vous à notre lettre d'information mensuelle pour être tenu au courant de l'actualité de Poemes.co chaque début de mois.

Nous Suivre sur

Retour au Top