Poèmes

Constellations

par Georges Emmanuel Clancier

D'une rive tu veilles l'autre.

Le flux d'odeur et d'ombre (Ses traînées d'éLoiles sauvages,
Ses zones d'astres apprivoisés)
Emplit ton souffle.

Tu veilles, enfant perdu, âme fauve,
Poussière effacée, conquérant sans armes,
Tu rêves de joindre la plage obscure (Quel vent, quel silence t'y déposèrent ?)
A la berge où brillent vainement les noms
De ce lieu, de cette veille où tu te loves.

Le seul (miracle, vain hasard),
Le seul, et pourtant chacun des autres,
Des enfants, des femmes mêmes,
Des morts aussi qui t'attendaient,
Criminel et saint, dieu parmi
Tant de délire ou d'oubli,
Plus souvent pareil à la foule
D'angoisse et de fureur.

Prompte en toi la lumière

Lorsque survient

Celle (danse, fête, silence et feu)

Qui te sacre enfin présent

Promptes la nuit, la chute,

La sentence, la geôle

Quand de nouveau te voilà

Seul

Ou chacun de ces captifs.

Fragment (douleur, joie, toujours, jamais)
Avec éclats, soleils et l'horreur
D'être brisure au seuil entrevu.

Promesses des corps, des yeux, d'une grâce
Oh ! si fragile et pourtant l'égale on voudrait
De ce qui fut ou qui sera, et que raye sa clarté.



Poème publié et mis à jour le: 14 novembre 2012

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