Poèmes

Comme Je Méditais en Silence

par Walt Whitman

Comme je méditais en silence,
Que je revenais à mes poèmes, réfléchissais, m’attardais,
Un Fantôme se dressa devant moi, la mine méfiante,
Effrayant de beauté, d’âge, de force,
Le génie poétique des terres anciennes,
Qui dirigea vers moi ses yeux enflammés,
Et, désignant du doigt une foule de chants intemporels,
Me menaça de sa voix, Que chantes-tu là, me dit-il
Ne sais-tu pas qu’il n’existe qu’un seul thème pour les bardes appelés à
durer?
C’est le thème de la guerre, la fortune des combats,
L’éducation de guerriers parfaits.

Alors je répondis, si c’est ainsi
Ombre hautaine, moi aussi je chante une guerre, plus longue plus grande
qu’aucune du passé,
Une guerre que je livre dans mon livre avec des fortunes diverses, fuite,
avancées, retraites, victoires différées ou précaires
(Et cependant toutes sûres ou presque, à la fin), mon champ de bataille le
monde,

Ma guerre pour la vie la mort, le corps l’Âme éternelle,
Regarde, moi aussi je suis venu chante le chant des batailles,
Et plus que tout l’éloge des guerriers courageux.



Poème publié et mis à jour le: 28 juin 2019

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