Chanson, Philippe Delaveau
Poèmes

Chanson

par Philippe Delaveau

Le temps ravit les jours anciens

Les mois les heures les années

Ce que je suis ne sera plus

Je ne puis revenir aux lieux ensevelis Aux maisons froides aux jardins morts Je dirai sur la splendeur étale des plaines L'horizon où s'enfuirent les nues

Je suis la terre et le déclin des branches Le chant l'oubli du chant la parole déprise Sollicitude sans emploi mains aux ressources vagues J'ai connu la douleur l'espérance la
joie

Le temps ravit les jours anciens

Les mois les heures les années

Ce que je suis ne sera plus

Tristes oiseaux craignant le froid Les jours défilent puis se rompent La mort se cache dans le soir Quand la lampe faible s'allume

S'en reviendront l'hiver et les pas étouffés Dans la neige immobile sur les trottoirs L'heure pâlit à la fin de l'été Ce que je suis ne sera plus

Le temps ravit les jours anciens

Les mois les heures les années

Je n'étais rien le temps me dilapide.



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

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