Anecdote, Paul Verlaine
Poèmes

Anecdote

par Paul Verlaine

Paul Verlaine

Le poète, mourant de faim
Suivant l'immuable légende".
S'en alla frapper à la fin
Chez un éditeur de sa bande, —
Sa bande, car ce sont bandits
Que tels éditeurs et poètes —
A l'effet d'un maravédis
Ou deux, pour rompre ses diètes.

L'éditeur qui venait de ne

Vendre... qu'une édition toute.

Bref, répondit : «
Mon vieux, vous * me

Volez comme sur la grand'route. »

Le poète, toujours serein
Et toujours serin, lui réplique : «
Des voleurs comme moi, je crains
Qu'il n'en soit pas assez pour le bien de la
République. »



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

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