Poèmes

À V… H…

par Philoxène Boyer

Vers la terre où bientôt les citrons vont mûrir,
Vers l’ombre que versait la maison regrettée,
Vers les sentiers perdus de la grotte enchantée,
Il nous faut fuir, mon père, ou bien je vais mourir.
Ainsi chantait Mignon, lasse de trop souffrir.
Ainsi chante mon âme, et la pauvre attristée
Me dit, les yeux en pleurs, de sa voix tourmentée :
Si tu veux que je vive, oh ! laisse-moi partir!
Mais ce qu’elle voudrait, mon âme désolée,
Ce n’est pas l’eau du lac, les fleurs de la vallée,
Le vent toujours léger, le ciel toujours serein:
Il lui faut seulement, pour qu’elle se ranime,
S’agenouiller, tremblante, au Panthéon sublime
Où resplendit votre œuvre, ô maître souverain!



Poème publié et mis à jour le: 08 juin 2019

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