A ma fille Floriane poème de Jean-Michel Bollet
Poèmes

A ma fille Floriane

par Jean-Michel Bollet

Le dimanche se vêt aussi mal qu’en semaine
En ne sachant pas bien où sa vacance mène ;
Moi, je m’habille d’un rien lundi et jeudi
En fin d’après-midi : je fais ce que je dis.

Le janvier, glacé, doit envier octobre
Quand, effacé, mars a l’attitude assez sobre ;
Moi, j’aime un juin bien plus fin que le grossier août
Qui réchauffe avec soin ma peau douce de roux.

L’Amérique en cinquante était effervescente ;
L’Angleterre a gagné la décennie soixante ;
Je devins un mauvais chanteur en quatre vingt
Et en deux mille, un peu de mon talent revint.

Les jours, les mois, les ans n’étant jamais les mêmes,
Je désire choisir ceux qui disent « tu m’aimes ? »
Et notamment décembre au moment de Noël
Qui me gâte autant que mon grand frère Joël.

Ce soir, j’avoue que je ne sais plus trop la date
A laquelle Abdel m’a fait goûter une datte
Mais le matin du dix juillet septante neuf
Est sorti de son œuf un beau bébé tout neuf.


Poème publié et mis à jour le: 01 dcembre 2017

Lettre d'Informations

Abonnez-vous à notre lettre d'information mensuelle pour être tenu au courant de l'actualité de Poemes.co chaque début de mois.

Nous Suivre sur

Retour au Top