A Léon Valade, Paul Verlaine
Poèmes

A Léon Valade

par Paul Verlaine

Paul Verlaine

Douze longs ans ont lui depuis les jours si courts
Où le même devoir nous tenait côte à côte !
Hélas ! les passions dont mon cœur s'est fait l'hôte
Furieux ont troublé ma paix de ces bons jours ;

Et j'ai couru bien loin de nos calmes séjours
Au pourchas du
Bonheur, ne trouvant que la
Faute ;
Le vaste monde autour de ma fuite trop haute
Fondait en vains aspects, ronflait en vains discours...


L'Orgueil, fol hippogriffe, a replié ses ailes ;
Un cœur nouveau fleurit au feu des humbles zèles
Dans mon sein visité par la foudre de
Dieu.

Mais l'antique amitié, simple, joyeuse, exacte.
Pendant tout mon désastre, à toute heure, en tout lieu,


J'en suis fier, mon
Valade, — entre nous tint ce pacte.



Poème publié et mis à jour le: 15 novembre 2012

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