Poèmes

NOTRE SOUFFLE MALGRE LE SAINT SACRE DES PRINCES

par Minod Alain

NOTRE SOUFFLE MALGRÉ LE SAINT SACRE DES PRINCES

La sainte collaboration de tous les princes
Avec les feintes des financiers qui les rincent
N'a d'égal que les falbalas dont ils s'entourent
Pour que de leurs pouvoirs nous adorions l'atour

Vaille que vaille l'argent jeté par les fenêtres
Est couvert par la brillance de leur paraître
Ils clament à tous les gens voulant les entendre
Que la dette est un drame qui ne peut attendre

Même si la tête enfouie sous ce boisseau
Nous tourne – qui de la farce sera le sot
Leurs armes parlent pour la « civilisation »
De la « démocratie » ils se veulent les lions

Mais nos pauvres droits se transforment en vestiges -
Si rognés ils sont que cela devient vertige
Pour un présent bloqué à tous les horizons
Mais – de leurs guerres – quelle est la réelle raison ?

Et tous les « fous de Dieu » s'immiscent au milieu
En faisant grand spectacle pour nos humbles yeux
Nous ne sommes pas les voyeurs de leurs massacres
Et les princes puissants s'en couvrent d'un saint sacre

Après avoir soutenu tous les dictateurs
Ces menteurs jouent maintenant aux libérateurs …
Ah ! L'acte de penser est en piteux état
Quoique nous ramassons tous ses pauvres éclats

Si la misère levée contre les tyrans
A pu désarçonner et bousculer leurs rangs
Nos princes étaient et sont toujours les alliés
De leurs terreurs contre elle qu'ils veulent pliée

Et pour tenir toujours les jolis bénéfices
Ils adorent que le peuple entre en sacrifice
De ses propres désirs de faire valoir ses droits
Et ainsi de devenir leurs belles proies

Entrent en scène généraux et « fous de Dieu »
Qui rivalisent de musiques symétriques
En enfourchant les bulls pour la trique
A casser tous les rêves et espoirs sérieux

C'est alors que l'orchestre animé par nos princes -
Du haut de leurs tours d'ivoire – lançant leurs pinces
L'emploient à financer les plus forts pyromanes
Avec de nouvelles armes et la sainte manne

Si Dieu faisait brouillon … Le peuple bafoué
Dans la chair – la sueur - sous un autre fouet
Range ses haillons pour un paradis sinistre
Où de nouvelles horreurs réglées l'administrent

Les princes – vrais voyeurs – nous les jettent en tête
Eux qui paradent – hypocrites – dans leurs fêtes
Pour exalter les combattants de la « der des ders »
Sans les compter ces asservis à cette guerre

Avec les combattants pour notre beau pays
Laissant le leur depuis si longtemps envahi
Où sont les traces de chacun dans nos mémoires ?
Princes ! Nous ne rentrons pas dans votre miroir !

O Vous princes aux prébendes et aux châteaux
Vos lois vous servent vraiment bien de grands manteaux
Pour couvrir les armes vendues pour investir
Ce que les finances et leurs calculs sous-tirent … :

Bénéfices nets tout aussi mirobolants
Que les comptes cachés s'en allant tous roulant
Pour la faim et la soif de nos tristes « Ubus »
Contents et si imbus d'avoir mangé et bu
Partout – dans les monstrueuses pompes à fric
Qu'autorisent bien de si sordides trafics

Maintenant qu'ils exacerbent les différences
Pour les tenir en guerre ou dans la pauvre errance -
Nous nous relèverons égaux dans notre souffle ..
Qu'il sonne fier et pour sa toile maroufle
Notre aspiration en une belle peinture
Où nos vérités jetteront à leurs figures
Le bon droit – la paix et une juste pensée
Avec l'épée pacifique pour bien tracer
Ce qui peut encore lier toutes les couleurs
En éclairant le futur de millions de fleurs
Avec le bel épanouissement rêvé
Debout devant le vent qui s'est déjà levé

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