Poèmes

DU CIEL MATINAL LA BELLE AURA APPELLE UN NOËL DE JUSTICE

par Minod Alain

DU CIEL MATINAL LA BELLE AURA APPELLE UN NOËL DE JUSTICE !

Dans mon hamac sous auvent
J'entends les claques du vent
Ce sont celles des voitures
Glissant de l'aube au futur
Enfilant robe-matin
Au fil du jour qui prend teint

Indien pour tous les poèmes
Je fabrique des « Je t'aime »
En musique des phalènes
Coulant leurs corps sur l'arène
Fardée de feux qui roulent
Avec enfants qui s'y saoulent

Du « Canon de la Nation »
Je tire abus de Passion...
Qui voit la ville où défilent
Travail – Misère et Exil ?
O Muse non-oublieuse
Tu les retiens – généreuse …

Tu te plies à cet amour
Les délestant du parcours
D'où la se blesse la lumière
En la dressant sous la pierre
Sa chaleur vient les cacher
C'est bonheur sans y toucher

Et – à fleur de balustrades -
Muse flirtant en promenade
Avec l'éveil aux fenêtres -
Couvant la veille de l'être
Tu attends de ressortir
L'autre jour pour repartir...

Un vent sec est à sa conquête
Comme de l'horizon la fête
On ne supplie la saison
De rentrer dans sa raison
Ce n'est climat de Noël
Mais le juste et le rebelle ?

Ils ne disent leur merci
Ils savent festin rassis
Pour pauvres qui s'en dédient
Mais l'enfant sans un radis
Lui – espère en un bon « Père »
Nous demeurons donc son frère !

Qui entonne la chanson
Des Noëls aux beaux balcons
N'a pas vu le pauvre erre
Qui rumine sa misère
Allons ! Le ciel qui se moque
N'a besoin de tout ce ce toc …

Il rentre dans la beauté
D'un manteau rose-bleuté
Et nous envoie l'avenir
Pour combler nos souvenirs
En couvrant de son aura
L'amour de belle Laura

Poète non plié aux rites
Tu n'attends que se délite
La belle eau de tes poèmes
Et par tes vues tu resèmes
De neuves joies pour Noël
Pour l'enfant qui s'émerveille...

Mais en chantant tout l'amour
Tu tiens quand-même toujours
Pour la misère et l'exil
Qui recherchent leur belle île
Le soleil pour tout le monde
Luisant partout à la ronde
Sans assécher le moindre cœur
Qu'il le délivre en douceur

Laura ! Entends-tu l'appel
Qui – là – ramasse à la pelle
Les fructueux souvenirs
Où se crie notre avenir
Ceux de notre liberté
Fidèle à l'égalité ?...

C'est d'abord notre baiser
Qui les rendit bien aisés
A prendre aux seins de Paris
Comme lait d'un grand pari

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